Israël n’est pas le seul responsable du conflit, par Jean-Marc Dreyfus
Réponse à l’article d’Etienne Balibar et de Jean-Marc Lévy-Leblond, paru dans Le Monde du samedi 19 août.
Réponse à l’article d’Etienne Balibar et de Jean-Marc Lévy-Leblond, paru dans Le Monde du samedi 19 août.
À lire sur cette affaire: la lettre ouverte de Luc Rosenzweig à Robert Solé, Médiateur au journal “Le Monde”
” Mon cher Robert,
Tu voudras bien, j’espère, me pardonner de m’adresser à toi coram populo et d’utiliser pour ce faire ce tutoiement qui était de règle dans la longue période où nous fréquentâmes les mêmes couloirs des divers locaux occupés, au cours des dernières décennies, par le journal “Le Monde”.
Il s’agit d’un dessin de Serguei paru en page 2 de l’édition de ce journal datée du 26 juillet 2006 :

Est-il utile d’en faire l’analyse ? La surcharge de signifiants qu’il véhicule a le mérite de rendre superflue toute controverse sur son évaluation : ce dessin est purement et simplement antisémite. Un brodequin sanglant dont le laçage forme l’étoile de David semble se soulever après avoir écrasé un homme en position de crucifié christique sur un cèdre libanais ; ce Christ étant d’ailleurs plus celui du Da Vinci Code que de celui des Evangiles, puisqu’il est suivi dans son funeste destin par femme et enfant.
Comment ne pas mettre cette image en regard de la persistante accusation de “déicide” lancée pendant des siècles par l’Eglise catholique contre le peuple juif, dont Jean Paul II a débarrassé, fort heureusement, la doctrine romaine ?
”
Lire la Suite à l’adresse http://www.desinfos.com/article.php?id_article=5587>>

Uri Grossman, le fils de l’intellectuel Israélien David Grossman avait vingt ans, il est mort pendant cette guerre. Son père lui a écrit une lettre d’adieu que Le Monde a publiée. Avant que la lecture en ligne de cet article ne soit plus possible, je l’ai reproduit sur une page internet. En voici le début:
” Mon cher Uri,
Voilà trois jours que presque chacune de nos pensées commence par une négation. Il ne viendra plus, nous ne parlerons plus, nous ne rirons plus. Il ne sera plus là , ce garçon au regard ironique et à l’extraordinaire sens de l’humour. Il ne sera plus là , le jeune homme à la sagesse bien plus profonde qu’elle ne l’est à cet âge, au sourire chaleureux, à l’appétit plein de santé. Elle ne sera plus, cette rare combinaison de détermination et de délicatesse. Absents désormais, son bon sens et son bon coeur.
Nous n’aurons plus l’infinie tendresse d’Uri, et la tranquillité avec laquelle il apaisait toutes les tempêtes. Nous ne regarderons plus ensemble les Simpson ou Seinfeld, nous n’écouterons plus avec toi Johnny Cash et nous ne sentirons plus ton étreinte forte. Nous ne te verrons plus marcher et parler avec ton frère aîné Yonatan en gesticulant avec fougue, et nous ne te verrons plus embrasser ta petite soeur Ruti que tu aimais tant.
Uri, mon amour, pendant toute ta brève existence, nous avons tous appris de toi. De ta force et de ta détermination à suivre ta voie, même sans possibilité de réussite. Nous avons suivi, stupéfaits, ta lutte pour être admis à la formation des chefs de char. Tu n’as pas cédé à l’avis de tes supérieurs, car tu savais pouvoir faire un bon chef et tu n’étais pas disposé à donner moins que ce dont tu étais capable. Et quand tu y es arrivé, j’ai pensé : voilà un garçon qui connaît de manière si simple et si lucide ses possibilités. Sans prétention, sans arrogance. Qui ne se laisse pas influencer par ce que les autres disent de lui. Qui trouve la force en lui-même.